Pouilly-Fuissé 2020

 

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Appellation Pouilly-Fuissé

Ce vin est issu de la parcelle historique « Repostère » située à côté de l’église de Vergisson. Un élevage de 18 mois lui permet d’exprimer toute la spécificité de son terroir de calcaires durs à « gryphées ». Un grand vin puissant et minéral.

Vinification

Après une vendange manuelle, les grappes entières font l’objet d’un pressurage direct lent, les jus de raisin sont à mis à fermenter en foudre Stockinger pendant 18 mois. L’entonnage est effectué par gravité, la fermentation alcoolique démarre naturellement avec les levures indigènes. La fermentation malolactique est effectuée à 100% afin de stabiliser complètement le vin. Un soutirage est effectué à l’issue de cette fermentation. La mise en bouteille est artisanale ; la cire qui coiffe cette bouteille est un second rempart contre une évolution prématurée.

Conseil de dégustation :

Servez ce vin à 11 degrés dans de beaux verres, un léger passage en carafe lui donnera des ailes si vous le buvez en jeunesse !

Pour nos vins, les suggestions gourmandes de Manuel Peyrondet

Les préparations autour de nuances lactiques – beurre, crème, émulsions en tous genre, seront un tremplin pour les saveurs du Chardonnay. Les pistes des gougères au fromage, des allumettes, de fines lamelles de comté 24 mois, s’ouvrent donc à vous avec évidence ! A table, le mariage sera aussi heureux, si vous lui présentez des mets assez bruts : un tartare de veau au couteau, assaisonné d’une bonne huile d’olive, de fleur de sel et de quelques noisettes du Piémont torréfiées seront une première marche vers le paradis. En hiver, quand les températures l’exigeront, misez sur la châtaigne, le butternut, ou le maïs, que le chardonnay adore contraster. Une crème de maïs, servie dans une version aérienne de type  » espuma », avec quelques éclats de châtaigne rôtis au beurre demi-sel, et c’est le carton assuré à table ! Comme plat, misez sur les chairs nobles, comme le veau, les poissons de bonne tenue : bar de ligne, sole, saint jacques également ou pourquoi pas une aile de raie. Servis dans leur plus simple appareil, avec un beurre meunière, là encore, les vins seront des partenaires de choix. L’apothéose, se fera au moment du fromage, quand vous sortirez les tommes d’alpage, quelques chèvres affinés, et un beau pain aux fruits secs qui rappellera combien le chardonnay est à l’aise, au contact de toutes ces saveurs ! A condition bien entendu, d’arriver jusqu’au fromage avec une seule bouteille, ce qui ne sera pas évident ! »

Pouilly-Fuissé 2020

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Manuel Peyrondet

Meilleur Sommelier de France 2008,
Meilleur Ouvrier de France 2011,
Master of Port.

Pouilly-Fuissé "Sur La Roche" 2019

J’aime

« Un terroir de légende, fraichement classé 1er cru ; un millésime d’anthologie et le jus corsé de très vieilles vignes ! »
PhilippeGuyonnet, qui a signé sa toute première vendange en Mâconnais sur 2019, n’aurait pas pu rêver d’un meilleur alignement des planètes pour se lancer dans cette grande aventure du vin. J’avais déjà été très impressionné par les jus intenses et savoureux de son Mâcon-Vergisson dont les barriques de chardonnay légèrement muscaté offraient les perspectives de moments de plaisirs intenses et joyeux… Mais j’étais loin d’imaginer le résultat de ce Pouilly 1er cru « SurLaRoche » totalement renversant !
 
Avant de se projeter dans le tourbillon aromatique et tactile proposé par cette merveille, saluons le projet et la vision de Philippe, qui a ici isolé la crème de la crème de ce parcellaire. On soulignera d’abord, l’âge vénérable des très vieilles vignes, qui, dans ce millésime chaud et concentré, ont su relever le challenge du stress hydrique. Elles ont puisé dans la roche mère, à quelques dizaines de centimètres, l’intense relief minéral du lieu. En matière de sélection de baies, là encore, le curseur a été poussé au maximum : de belles grappes dorées, bien aérées, vectrices de précision et d’intensité. Quant à l’approche en cave : un pressurage lent, précis, au service de la pureté de ces jus qui ont fermenté en levures indigènes dans des fûts de la Tonnellerie de Mercurey. Après 30 mois d’élevage, dont 24 en fûts, le résultat est franchement saisissant : le vin se livre avec panache et intensité dans une robe dorée de toute beauté ; le bouquet est un shoot pour les sens, jouant la carte d’une fine réduction sur des arômes gourmands d’amandes grillées, de popcorn, complétés d’agrumes confits et d’instances minérales. En bouche, le contraste de texture est superbe, avec d’un coté le coffre et le gras sec de grands blancs type Chassagne Montrachet, et le relief sapide, presque salin du terroir. La richesse en extraits secs emmène tous ces messages à vive allure, sur une impressionnante longueur ! Coup de cœur !